Thé du Labrador
Rhododendron groenlandicum
Arbuste des tourbières aux feuilles laineuses et rousses, le thé du Labrador est la boisson des coureurs des bois et des Premiers Peuples.
Marchez dans une tourbière des Laurentides au mois de juin et vous verrez, entre les sphaignes et les épinettes noires rabougries, des touffes d'arbustes couronnés de petites fleurs blanches en ombelles. Retournez une feuille : elle est enroulée sur les bords et couverte dessous d'un feutre roux, épais comme de la laine. Vous venez de rencontrer le thé du Labrador.
Une plante de rencontre
Les Innus, les Cris et les Anishinaabeg le buvaient bien avant l'arrivée des Européens. Les coureurs des bois et les employés de la Compagnie de la Baie d'Hudson l'ont adopté quand le thé de Chine venait à manquer, et son nom vient de là. Aujourd'hui encore, il fait partie du garde-manger de la forêt boréale, et des chefs québécois s'en servent pour parfumer des desserts, des sirops et même des gins.
Récolte
Étienne cueille les feuilles à la main, l'été, dans des tourbières qu'il connaît depuis longtemps. Il ne prend que quelques feuilles par plant et évite les jeunes pousses, pour que la colonie continue de s'étendre. Le séchage se fait à l'ombre, lentement, afin de garder le parfum.
Dans l'atelier
En infusion, le thé du Labrador donne une boisson dorée, au goût résineux et légèrement poivré, entre le romarin et le sapin. Il est aussi employé en macération pour ses arômes dans certaines huiles de la boutique. Une gorgée, et on est de retour au bord de la tourbière.
Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.