Ortie
Urtica dioica
Mal-aimée des jardiniers, l'ortie est l'un des légumes sauvages les plus anciens d'Europe et du Québec; elle perd son piquant dès qu'on la sèche ou la cuit.
Portrait
Tout le monde connaît l'ortie, au moins par le mollet. Ses feuilles dentées, en coeur allongé, sont couvertes de poils fins qui se brisent au contact et libèrent leur piqûre. Elle pousse en colonies denses sur les sols riches : bords de chemins, anciennes fermes, lisières où le bétail passait autrefois. Là où il y a de l'ortie, il y a eu des humains.
Une longue histoire
On a retrouvé des tissus d'ortie dans des tombes de l'âge du bronze au Danemark. Pendant la Première Guerre mondiale, l'Allemagne en fabriquait des uniformes faute de coton. En cuisine, elle remplace l'épinard dans les soupes, les pestos et les pâtes vertes, avec un goût plus profond, entre le haricot vert et le thé vert. Les fromagers anglais l'utilisent pour envelopper le Cornish Yarg.
Récolte
Étienne cueille les jeunes pousses au printemps, avant la floraison, quand les feuilles sont tendres et d'un vert foncé. Gants épais, ciseaux, et un panier qu'on ne serre pas trop. Séchée à l'ombre, l'ortie perd tout son piquant et garde une couleur presque noire.
Dans l'atelier
En tisane, elle donne une infusion verte au goût herbacé et un peu salé, qu'on marie volontiers avec la menthe ou le framboisier. Elle entre aussi dans certaines huiles de macération de la boutique, où elle apporte sa teinte vert profond.
Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.
