Framboisier
Rubus idaeus
Bien avant les fruits, ce sont les feuilles du framboisier sauvage, argentées dessous, qu'on cueille pour une tisane au goût de thé noir léger.
Le framboisier sauvage est partout dans les Laurentides : le long des chemins forestiers, dans les coupes récentes, sur les vieux tas de pierres des fermes abandonnées. Ses tiges arquées, couvertes de fines épines, portent des feuilles composées de trois ou cinq folioles dentées, vertes dessus et d'un blanc argenté dessous. C'est ce revers pâle qui permet de le reconnaître d'un coup d'oeil, même sans fruit.
Une plante de lisière
Le framboisier aime la lumière et les sols remués. Il est parmi les premiers à s'installer après un feu ou une coupe, et il nourrit tout ce qui passe : ours, oiseaux, cueilleurs. Les Romains le cultivaient déjà, et son nom latin, idaeus, renvoie au mont Ida, en Crète, où les Grecs le disaient natif. Au Québec, la tisane de feuilles de framboisier fait partie du répertoire des grands-mères depuis des générations.
Récolte
Étienne cueille les feuilles tôt l'été, avant la fructification, quand elles sont pleines et sans taches. Il prend les feuilles du milieu des tiges, en laissant les pointes pour la croissance, et les fait sécher à plat pour qu'elles ne s'effritent pas. Les framboises, elles, restent pour les ours.
Dans l'atelier
Séchée, la feuille de framboisier donne une infusion cuivrée au goût doux et légèrement tannique, qui rappelle un thé noir sans caféine. Elle sert de base à plusieurs mélanges de tisane de la boutique, souvent avec l'ortie, la rose ou l'hibiscus.
Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.
