Rose de Damas
Rosa damascena
La rose des parfumeurs, cueillie à l'aube avant que le soleil n'emporte son parfum : de petits boutons roses pour les tisanes et les macérations.
Portrait
La rose de Damas n'est pas la rose des fleuristes. C'est un arbuste épineux et un peu désordonné, aux fleurs semi-doubles d'un rose tendre, qui ne fleurit qu'une fois, au début de l'été, mais avec une générosité folle : un buisson peut donner des centaines de fleurs en trois semaines. Elle est née, dit-on, d'un croisement ancien en Asie Mineure, et les croisés l'auraient rapportée de Damas, d'où son nom.
La vallée des Roses
En Bulgarie, autour de Kazanlak, et en Iran, à Kashan, on la cultive depuis des siècles pour l'huile essentielle et l'eau de rose. Il faut trois à quatre tonnes de pétales pour un kilo d'huile, ce qui en fait l'une des matières les plus chères au monde. La cueillette se fait à la main, à l'aube, entre cinq et neuf heures, avant que la chaleur ne fasse s'évaporer le parfum. Les champs sentent tellement fort qu'on en a le vertige.
Les boutons
Ce que la boutique propose, ce sont les boutons entiers, cueillis avant l'ouverture et séchés à l'ombre pour garder leur couleur. Étienne les choisit biologiques, de Bulgarie et d'Iran, roses et non bruns, et les sent un à un à la réception.
Dans l'atelier
En infusion, quelques boutons donnent une tasse pâle et délicatement parfumée, qu'on marie à l'hibiscus, au framboisier ou au thé noir. Macérés dans l'huile, ils donnent une base florale douce pour les baumes. En cuisine, on en saupoudre les desserts, le riz persan et les confitures.
Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.