Lavande vraie
Lavandula angustifolia
La lavande fine des hauts plateaux, aux épis violets et au parfum net, celle des tiroirs de linge et des champs de juillet.
Il y a lavande et lavande. Celle-ci, Lavandula angustifolia, est la lavande vraie ou lavande fine, celle qui pousse au-dessus de huit cents mètres sur les plateaux de Provence, avec un seul épi par tige et un parfum doux, sans camphre. Le lavandin, son hybride plus gros et plus productif, remplit les champs des cartes postales et les savons industriels, mais son odeur est plus rude. À la boutique, on ne travaille que la vraie.
Une histoire de propreté
Le nom vient du latin lavare, laver. Les Romains en parfumaient leurs bains et leur linge, et l'habitude n'a jamais cessé : sachets dans les armoires, eau de lavande pour le repassage, bouquets séchés aux poutres des cuisines. À Grasse, elle a été l'une des premières matières de la parfumerie moderne. Au Québec, plusieurs fermes en cultivent depuis les années 2000, et elle résiste bien à nos hivers quand elle est plantée dans un sol qui draine.
Récolte
On la coupe à la faucille en juillet, au moment où le tiers des fleurs de l'épi sont ouvertes, tôt le matin, avant que le soleil ne disperse les huiles. Les bottes sèchent la tête en bas dans un grenier aéré. Étienne se fournit auprès de fermes biologiques de Provence et du Québec, et sélectionne les fleurs bien bleues, égrenées, sans tiges.
Dans l'atelier
En infusion, quelques fleurs suffisent, sinon la tasse devient savonneuse. Elle entre dans les tisanes, les sels de bain, les sachets pour le linge et les huiles parfumées de la boutique, où elle apporte une note florale nette et fraîche.
Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.