le Barde Herboriste
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Malvaceae

Hibiscus

Hibiscus sabdariffa

Ce ne sont pas les pétales qu'on boit, mais les calices rouge rubis, acidulés comme la canneberge : le bissap d'Afrique de l'Ouest et l'agua de jamaica du Mexique.

Beaucoup de gens confondent l'hibiscus des tisanes avec la grande fleur des jardins tropicaux. Ce n'est pas la même plante. Hibiscus sabdariffa, qu'on appelle aussi oseille de Guinée ou roselle, est un arbuste annuel d'un mètre et demi, aux tiges rouges et aux fleurs jaune pâle qui ne durent qu'une journée. Ce qu'on récolte, c'est ce qui reste après la fleur : le calice, charnu et rouge vif, qui enveloppe la capsule de graines.

Une boisson mondiale

Du Sénégal au Soudan, on le boit en bissap ou en karkadé, sucré et glacé, dans les rues et aux mariages. Au Mexique, c'est l'agua de jamaica, l'eau fraîche des marchés. En Jamaïque, on en fait le sorrel de Noël, avec du gingembre et du rhum. Peu de plantes ont voyagé aussi loin et changé de nom aussi souvent, tout en gardant le même goût acidulé.

Récolte et origine

Les calices se cueillent à la main, deux à trois semaines après la floraison, quand ils sont encore tendres. On retire la capsule de graines, et on fait sécher les calices au soleil, où ils se rétractent et foncent. Ceux de la boutique sont biologiques, d'Égypte et du Burkina Faso, choisis pour leur couleur profonde et leur acidité franche.

Dans l'atelier

Une pincée suffit à teinter toute une théière de rouge rubis. Étienne l'emploie dans plusieurs mélanges de tisane, avec la rose, le framboisier ou la cannelle, et l'aime autant chaud que glacé. Son goût rappelle la canneberge et la cerise acide, avec une longueur en bouche presque vineuse.

Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.

Dans la boutique