Crinière de lion
Hericium erinaceus
Une cascade de longues aiguilles blanches, sans chapeau ni lamelles, qui goûte le homard une fois poêlée.
On ne l'oublie pas quand on l'a vu une fois : une boule blanche accrochée au tronc d'un érable ou d'un hêtre, d'où tombent des centaines de fines aiguilles molles, comme une barbe ou une chute d'eau figée. Pas de chapeau, pas de lamelles, pas de pied. Les Anglais l'appellent aussi pom-pom ou bearded tooth; les Japonais, yamabushitake, le champignon des moines de montagne, à cause de la ressemblance avec la parure de fourrure des yamabushi.
Dans la nature et en culture
À l'état sauvage, la crinière de lion pousse sur les blessures des vieux feuillus, souvent haut sur le tronc, en fin d'été et à l'automne. Elle est rare dans les Laurentides, et Étienne préfère ne pas la cueillir. Celle de la boutique vient de cultivateurs québécois qui la font pousser sur des bûches ou sur des blocs de sciure de feuillus, où elle forme de belles boules blanches en une dizaine de jours.
En cuisine
C'est d'abord un champignon de table remarquable. Coupée en tranches épaisses et saisie au beurre, elle prend une croûte dorée et une texture fibreuse qui rappelle le crabe ou le homard. Les cuisiniers en font des "steaks", des effilochés et des bouillons.
Dans l'atelier
Séchée, elle devient légère et se conserve longtemps. Étienne la propose en morceaux, en poudre et en teinture. En décoction, elle donne une boisson claire, douce, avec une note qui rappelle le bouillon de fruits de mer.
Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.
