Vétiver
Chrysopogon zizanioides
Une herbe dont les racines plongent à trois mètres et sentent la terre humide, le bois fumé et le pamplemousse : la base secrète de la parfumerie.
Portrait
Vu d'en haut, le vétiver n'a rien de spectaculaire : une grande herbe en touffe, comme une citronnelle robuste, qui peut atteindre deux mètres. Tout se passe sous terre. Ses racines descendent droit, en rideau dense, jusqu'à trois mètres de profondeur, et c'est là que se cache le parfum. En Inde, on en tresse des nattes et des stores qu'on arrose l'été pour rafraîchir l'air des maisons; on l'appelle khus.
Haïti, capitale du vétiver
Plus de la moitié du vétiver du monde vient du sud d'Haïti, autour des Cayes, où des milliers de petits cultivateurs le plantent sur les collines. Les racines sont arrachées à la main après douze à dix-huit mois, lavées, séchées au soleil, puis distillées à la vapeur dans de grands alambics. L'huile qui en sort est épaisse, ambrée, et se bonifie avec les années comme un vin.
Dans le flacon
Presque tous les grands parfums masculins en contiennent, souvent sans le dire. Le vétiver est une note de fond, celle qui reste sur la peau des heures après que le reste s'est envolé. Il sent la terre après l'orage, la racine crue, le bois fumé, avec une pointe de pamplemousse et de noisette.
Dans l'atelier
Étienne travaille le vétiver haïtien sous deux formes : les racines sèches, tressées ou en vrac, à glisser dans les tiroirs et les armoires pour leur parfum, et l'huile essentielle, qu'il dose avec parcimonie dans les huiles parfumées de la boutique pour leur donner du fond.
Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.
