Oliban
Boswellia sacra / Boswellia carterii
L'encens des rois mages et des temples égyptiens : des larmes de résine pâle qui fondent sur la braise en une fumée citronnée et sacrée.
L'oliban, c'est l'encens par excellence, celui dont le nom même veut dire encens en vieux français (franc encens). Il vient de petits arbres tordus, les Boswellia, qui poussent dans les montagnes désertiques d'Oman, du Yémen et de la Corne de l'Afrique, accrochés à la roche nue, sans presque de terre. Leur écorce est papyracée et se détache en pelures.
Une route millénaire
Pendant des siècles, l'encens a voyagé par caravanes de chameaux sur la route de l'encens, du Dhofar jusqu'à la Méditerranée, plus précieux que l'or. Les Égyptiens le brûlaient dans les temples et en tiraient le khôl noir des yeux. Les Grecs, les Romains, puis toutes les Églises l'ont adopté. Les fumées des encensoirs d'aujourd'hui sont les mêmes que celles de Babylone.
Récolte
Les récolteurs incisent l'écorce au printemps, et l'arbre laisse perler une sève blanche qui durcit en quelques semaines en larmes ambrées ou verdâtres. On la ramasse à la main, puis on la trie par couleur et par taille; les larmes les plus pâles et les plus vertes du Dhofar, dites hojari, sont les plus recherchées. Étienne choisit un oliban de récolte raisonnée, sur des arbres qu'on laisse reposer entre les saisons.
Dans l'atelier
Sur un charbon, l'oliban fond, grésille et libère une fumée claire, citronnée et résineuse, avec une profondeur balsamique. Il entre dans les encens en vrac de la boutique, et infusé dans l'huile, il donne une note sèche et lumineuse à certains parfums.
Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.
