le Barde Herboriste
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Ganodermataceae

Reishi

Ganoderma lucidum

Le champignon laqué des estampes chinoises, au chapeau rouge brillant comme du vernis, cultivé sans intrants à quelques heures de Montréal.

Le reishi ressemble à un objet fabriqué. Son chapeau en éventail, d'un rouge acajou, brille comme s'il avait été verni, avec un bord blanc ou jaune quand il est en croissance. Dessous, pas de lamelles, mais une surface de pores fins, crème, qui brunit au toucher. Il pousse sur les souches et les feuillus mourants, et sa chair est dure comme du bois : impossible de le cuisiner comme un champignon de table.

Deux mille ans d'images

En Chine, le lingzhi apparaît dans les textes depuis la dynastie Han, et surtout dans l'art : on le voit sculpté dans le jade, brodé sur les robes impériales, peint aux côtés des grues et des pins. Les nuages stylisés des motifs chinois ont d'ailleurs la forme de son chapeau. Au Japon, on l'appelle reishi, et ce nom a fait le tour du monde.

Origine

Le reishi de la boutique vient d'un cultivateur biologique de l'Ontario, qui le fait pousser sur des bûches de feuillus, à l'ancienne, sans intrants. Étienne préfère ce reishi de bûche, plus lent et plus dense, aux versions industrielles sur sciure. Il le reçoit entier, en tranches ou déjà moulu.

Dans l'atelier

Le reishi ne se mange pas; il se fait mijoter. Une décoction d'une heure donne un bouillon brun, à l'amertume franche et boisée, qu'on adoucit avec un peu de miel ou qu'on marie au chaga et à la cannelle. Il entre aussi dans les teintures de la boutique, où l'alcool tire de lui une couleur rouge sombre.

Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.

Dans la boutique