le Barde Herboriste
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Araliaceae

Ginseng à cinq folioles

Panax quinquefolius

La racine qui a fait la fortune des jésuites de Nouvelle-France et vidé nos forêts; aujourd'hui cultivée sous ombrières en Ontario, à la main.

Peu de plantes ont une histoire québécoise aussi rocambolesque. En 1716, le jésuite Joseph-François Lafitau, en mission près de Montréal, cherche dans les bois une plante décrite par un confrère en Chine. Une femme mohawk la lui montre : c'est le ginseng à cinq folioles, cousin du ginseng asiatique. En quelques années, la Nouvelle-France exporte des tonnes de racines vers Canton, à prix d'or. Puis la ruée s'emballe, on cueille trop tôt, on sèche mal, la réputation s'effondre, et les forêts se vident. Le ginseng sauvage est aujourd'hui protégé au Québec, et Étienne n'en cueille jamais.

Portrait

C'est une petite plante d'ombre, à peine haute d'un pied, avec des feuilles en éventail de cinq folioles et une grappe de baies rouges en été. Sa racine, charnue et souvent fourchue comme un petit corps humain, met des années à grossir, et on lit son âge aux anneaux de son collet.

Origine

Le ginseng de la boutique vient de fermes de l'Ontario, la première région productrice au monde, où il pousse quatre ans sous de longues ombrières de toile noire qui imitent la lumière du sous-bois. Les racines sont récoltées à l'automne, lavées et séchées lentement.

Dans l'atelier

Étienne le propose en racine entière et en tranches. Son goût est unique : amer d'abord, puis étonnamment sucré, terreux, avec une longue finale qui rappelle la carotte et la réglisse. Mâché, mijoté en décoction ou infusé dans le miel.

Nos produits sont des préparations artisanales à base de plantes. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir quelque maladie que ce soit.

Dans la boutique